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Les ruines Cham à My Son

mars 24, 2018
Les ruines Cham à My Son sont situées dans une petite vallée appartenant au commune Duy Phu, district Duy Xuyen, province de Quang Nam, à environ 70 kilomètres au sud-ouest de la ville de Da Nang et 40km de la Vieille ville de Hoi An. C’est un ensemble de temples et tours Cham en ruine, nichés dans une vallée d’environ 2 km de diamètre.  
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Ruines Cham à My Son

Histoire de My Son 

Le sanctuaire de My Son était autrefois un centre culturel et religieux, ainsi que le lieu de sépulture de rois et de moines Champa. Bien qu'il n'y ait pas beaucoup de grandes temples-tours comme à Angkor (Cambodge), Pagan (Myanmar) ou Borobudur (Indonésie), My Son est l'un des plus grands sanctuaires religieux de l'hindouisme de l’Asie du Sud-Est et il joue un rôle important dans la compréhension de l'histoire ancienne de la région Sud-Est asiatique.   

Selon les documents, les premières tours ont été construites au IVe siècle. Tout au long des siècles sont apparues de petites et grandes tours, qui forment désormais cet ensemble emblématique de l’ancien Champa au Vietnam. Le roi Bhadravarman I (dont le règne s’étale de 381 à 413) y a faire construire un temple dédié à Shiva. 

A la fin du VIe siècle, le temple a été détruit par un incendie. Au début du VIIe siècle, le roi Sambhavarman, qui a régné de 577 à 629, a reconstruit le temple avec des briques. Les dynasties de Champa qui se sont succédées n’ont cessé de préserver et d’améliorer les temples. Sous les règnes de Vikrantavarman I et Vikrantavarman II, de nombreux grands temples ont été construits.

Les tours et les temples ont été principalement construites entre les VIIe au XIVe siècles. Cependant, les fouilles montrent que les temples des rois Cham ont été érigés à partir du IVe siècle et que le site comptait plus de 70 œuvres architecturales. Tout au long de son histoire, le Sanctuaire de My Son a subi des destructions dues aux guerres auxquelles se sont ajoutés les outrages du temps. En 1470, lorsque le royaume du Champa s'est ecroulé, le site a été complètement abandonné. Ce n’est qu’en 1885 qu’il a été redécouvert, par C. Paris, un explorateur français, et dix ans plus tard, les scientifiques ont commencé des recherches approfondies. 

En 1904, après de nombreuses fouilles, deux archéologues, Launet Finot et H. Parmentier, ont publié une importante documentation. Les recherches menées par H. Parmentier ont montré qu'il y a 100 ans, My Son comptait 68 ouvrages, restaurés par l'Institut de Recherche d'Extrême-Orient. En 1945, lorsque la guerre a éclaté, My Son a subi ses premiers outrages, et à la fin de 1969 il a connu ses plus lourdes destructions. Une tour de 30m de haut a été dévastée par les bombes américaines. Selon les inscriptions que l’on peut lire sur les stèles, elle a probablement été construite au IVe siècle et restaurée pour la dernière fois en 1224. 

Architecture des temples et tours de My Son

Les temples et tours de My Son, toutes orientées à l’Est pour recevoir la lumière du soleil, ont été construits en nombreux groupes qui ont suivi essentiellement le même modèle. Chaque groupe était composé d'un temple principal (Kalan), entouré de tours et monuments auxiliaires. En hauteur, chaque Kalan se compose de 3 parties: le bhurloka (les fondations) qui représente le monde terrestre, le bhurvaloka (le corps de la tour), le monde spirituel, et en haut, le svarloka, le monde sacré, domicile des dieux. Autres édifices importants, à l'opposé du Kalan, le gopura (tour de la porte) et, entre les deux, un mandapa qui servait de vestibule pour se purifier et prier avant d'entrer dans le kalan. A droite de ce dernier, le Kose grha, petit tour, avec un toit en forme de bateau, pour déposer les offrandes. Les temples Cham n’ont pas de fenêtres, seulement les tours et monuments auxiliaires en contiennent.   

Les temples et tours de My Son sont entièrement construites en brique avec de rares éléments de grès ou de granit (principalement les piliers, linteaux et pierres angulaires). Les briques étaient peu cuites, de façon à pouvoir être travaillées et sculptées. La technique utilisée pour assembler les briques reste encore un mystère. Les chercheurs ont émis plusieurs hypothèses. Parmi les plus répandues: les chams employaient un liant composé de substances végétales et animales. Autre supposition: les murs auraient été construits en briques crues et l'ensemble aurait été cuit par la suite. Les sculpteurs n'entraient en action qu'à la fin de la construction et réalisaient des œuvres souvent superbes, foisonnantes, utilisant largement des motifs végétaux, fleurs, animaux, etc. En raison de la grande influence architecturale et culturelle de l’Inde, My Son compte aussi nombre de stèles gravées en sanskrit - langue sacrée et langue littéraire de l’Inde ancienne.   

En observant la nomination de H. Parmentier, les temples-tours de My Son sont classés en groupes de lettres (A, A', B, C, D, E, F, G, H et K), puis numérotés en fonction de leurs fonctions. Il commence avec le temple principal, le Kalan, (numéro 1), puis le tour de la porte (numéro 2), et ainsi de suite. Même si cette méthode brise l’architecture unifiée du complexe architectural de My Son, elle est remarquablement efficace pour l'étude et l'entretien des temples-tours de My Son. 

Lors de la 23e session du Comité du patrimoine mondial tenu en 1999 à Marrakesh (Maroc), le Sanctuaire de My Son a été reconnu par l'UNESCO patrimoine culturel mondial pour la Critère (ii): Le sanctuaire de My Son est un exemple exceptionnel d’échange culturel où une société autochtone s’adapte à des influences culturelles externes, notamment l’art et l’architecture hindous du sous-continent indien ; et la Critère (iii): Le royaume Cham a été un phénomène important de l’histoire politique et culturelle de l’Asie du Sud-Est, brillamment illustrée par les temples-tours de My Son. 
 
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